Les besoins spécifiques de la branche et le Parcours Qualité ADCC-AEND

Dans le cadre d’une grande étude (Contrat d’étude Prospectives « CEP ») menée en 2012 par Infraforces, la Fédération nationale des fleuristes de France et le Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social auprès des consommateurs, des chefs d’entreprises, des salariés et de responsables de formation de la branche, un rapport complet a été édité pour servir les perspectives de développement du secteur dans son ensemble.

Le document d’analyse ici présenté positionne la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » dans ce secteur spécifique (s’il n’est pas le seul secteur concerné par la certification, il est par contre l’un des plus demandeurs). L’analyse s’appuie sur le rapport final de cette étude en y reprenant les informations publiées. Elle fait le relatif entre les constatations et résultats mis en évidence par l’étude et le parcours ADCC-AEND, ainsi placé dans un contexte professionnel défini, la certification peut montrer sa valeur d’existence pour cette branche et ses secteurs.

Télécharger le rapport : 

Ce que nous apprend le rapport CEP

Synthèse du rapport concernant la branche et les marchés
  • La population des animaux de compagnie continue de croître (50% des foyers français ont au moins un animal de compagnie).
  • Des évolutions positives sont constatées sur les marchés des oiseaux de la nature et de la terrariophilie.
  • Un engouement pour l’animal exotique, particulièrement le reptile.
  • Très faible utilisation globale d’internet pour l’acquisition d’un animal, donc nécessité d’avoir du personnel qualifié dédié à ces ventes en direct.
  • Les animaleries sont très fréquentées par le grand public, 54% des français se rendent au moins de temps en temps dans une animalerie, 70% parmi les propriétaires d’animaux, 39% parmi ceux qui n’ont pas d’animal.
  • Une perception plutôt bonne des animaleries par le public (consommateurs ou non), sans être excellente, on notera que la compétence des vendeurs est le point le moins bien perçu.
  • Les consommateurs sont par contre mitigés sur les conditions de vie des animaux (vendeurs perçus comme peu spécialistes, peu compétents, peu formés et dont les conseils sont pris comme des incitations à l’achat et non comme une offre de confiance / conditions de maintien des animaux mettant en avant leur commerce et non leur bien-être / un manque de considération et de passion perçue concernant les animaux).
  • les motivations à prendre un animal de compagnie reposent sur deux principales motivations : « l’habitude » (perpétuer une habitude de vie acquise dans l’enfance en reprenant un ou des animaux que l‘on avait « étant enfant ») et le « coup de coeur » (qu’il soit affectif, esthétique ou même « pure folie », ce qui nécessite parfois un apprentissage complet de la vie avec l’animal)
Synthèse du rapport concernant les professionnels et entreprises du secteur
  • Branche majoritairement représentée par des petites structures, moins de 10 salariés.
  • Du point de vue des professionnels : également une image du métier de vendeur en animalerie qui présente des faiblesses : manque de compétences, manque de motivation etc.
  • Du point de vue des jeunes et des candidats au parcours initial de vendeur en animalerie, leur image du métier est idéalisée et ne correspond pas toujours à la réalité du terrain.
  • Difficultés de recrutement de personnel qualifié pour 33% des animaleries, dues principalement à un manque d’expérience et de qualification.
  • Le profil type du salarié montre des actifs en poste depuis 6 ans en moyenne.
  • Environ la moitié des salariés ont un diplôme / titre professionnel spécialisé dans le secteur d’activité de l’animalerie.
  • Le choix du métier de vendeur en animalerie pour les salariés s’est fait avant tout par vocation, par passion.
  • La moitié des chefs d’entreprises de la branche pensent que les diplômes et titres professionnels ne correspondent pas au niveau de compétence attendu par les employeurs.
  • Un mode de recrutement qui passe essentiellement par les candidatures spontanées et le réseau.
  • Les profils qualifiés sont privilégiés par les recruteurs en animaleries.
  • 23% des salariés du secteur ont accès à la formation continue ce chiffre se situe dans la moyenne nationale.
  • 1/3 des entreprises envoie au moins 1 salarié en formation une fois par an ou plus.
  • Selon les salariés, la fréquence idéale selon la majorité d’entre eux, serait d’au moins une fois par an.
  • 22% des chefs d’entreprise ont accès à la formation continue, 1 responsable sur 5 a suivi une formation ou plus au cours des 12 derniers mois.
  • En animalerie, on note un fort intérêt pour les formations.
  • Les formations jugées utiles sont plutôt sur des aspects administratifs et réglementaires pour les responsables, et la vente conseil pour leurs salariés.
  • Plus d’activités en développement citées dans les métiers de l’animal de compagnie.

⇒ Les préconisations du rapport CEP

En conclusion des thématiques abordées jusqu’ici, le rapport du CEP propose :

  • D’organiser et de différencier les secteurs animaux vs produits afin de clarifier les espaces / construire une « atmosphère » différente.
  • D’améliorer visiblement les conditions de vie des animaux.
  • De capitaliser sur l’aspect spécialiste et « passionné » des vendeurs, et notamment en termes de formation : quid de formations spécialisant sur un domaine / secteur particulier (la nutrition, le jeu, le dressage) ou une catégorie particulière d’animaux (spécialistes reptiles, chiens, etc…) ?
  • De communiquer par la suite sur la formation des vendeurs, leur investissement, leur passion des animaux
  • De proposer des programmes de fidélité en corrélation avec la vie des animaux et l’investissement affectif des propriétaires dates d’anniversaire…).

Privilégier le conseil, l’innovation et l’accueil en magasin sont des enjeux stratégiques prioritaires, les animaleries doivent améliorer le conseil et l’expertise au sein de leur structure et proposer une offre innovante. En second lieu, la diversification vers des services annexes et le recrutement de personnel très qualifié sont également des pistes retenues par les responsables d’animaleries pour résister à la concurrence.
Concernant les métiers de services aux animaux, on note une similitude des besoins d’amélioration du conseil et de l’accueil et une volonté de favoriser la formation. La formation régulière des salariés et des chefs d’entreprises est davantage évoquée, avec des problématiques et des questionnements qui concernent les diplômes (faut-il les exiger ?), la qualité des formations, la nécessité de professionnaliser des métiers plutôt récents etc.
Une des conclusions mise en avant par le rapport du CEP est l’obligation d’évolution des compétences liées à une demande de davantage de technicité, de conseil et d’expertise.

L’offre proposée par la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND »

La certification ne concerne que 2 des secteurs d’activité cités dans le CEP, la vente au détail d’animaux et produits pour animaux de compagnie, ainsi que les services aux animaux de compagnie. Sur ces 2 secteurs, le parcours apporte la certification uniquement sur les animaux d’espèces non domestiques, appelées NAC « Nouveaux Animaux de Compagnie ».

Concernant la perception de la branche par les consommateurs, et les tendances du marché

Que la motivation de l’achat de l’animal soit l’habitude ou le coup de cœur, beaucoup d’acheteurs n’ont pas les compétences requises, ni le savoir nécessaire au maintien de l’espèce qu’ils choisissent, c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’animaux d’espèces non domestiques tels qu’un reptile, un amphibien ou un arthropode. Les compétences du vendeur doivent être avérées et qualitatives afin de garantir la sécurité de l’acheteur et le bien-être de l’animal. Il s’agit là de priorité d’intérêt général.

L’image mitigée des consommateurs sur les animaleries, qu’elles soient franchisées ou indépendantes, peut être améliorée par la voie de la certification des personnels y travaillant. Pour cela, il faut que les parcours apportent aux apprenants des outils pour justifier de leurs compétences et cela passe par un discours adapté, documenté et justifié. Il devient alors crédible aux yeux de l’interlocuteur, qui peut ainsi lui faire confiance.
Ces consommateurs ont tendance à se fidéliser à ces vendeurs plus qu’à l’enseigne et considèrent d’un autre œil la structure dans son entièreté, elle est valorisée par l’embauche de ces personnels hautement qualifiés.

La montée en compétence des équipiers permet de faire face aux points négatifs évoqués par les consommateurs et mis en avant par le rapport du CEP, comme par exemple l’aspect « grande surface » avec des vendeurs peu spécialistes, peu compétents, peu formés etc. Le vendeur qualifié et spécialisé diminue à lui tout seul tous ces impacts de perception de la structure grâce à son expertise.
Cela suggère de viser des spécialisations individuelles par équipiers au sein des équipes : tronc commun pour les vendeurs animaliers, puis spécialisation par classe zoologique et/ou groupe d’espèces (reptiles et amphibiens, poissons d’eau douce, poissons d’eau de mer etc.), seul l’engagement dans le temps de l’actif et de sa structure permettra à un vendeur de cumuler les spécialités.
Les animaleries sont perçues par les consommateurs comme destinées à la vente de produits et au profit, avant la considération du bien-être de l’animal. Le vendeur certifié « ADCC-AEND », organise son environnement de travail et donne une meilleure image du rayon. Il est capable de justifier ses choix auprès des consommateurs (animaux peu visibles, barre de séparation entre les habitats et les clients etc…) et argumente ses conseils, en détaillant la réalité des besoins par des explications physiologiques ou éthologiques. Les consommateurs sont alors rassurés et n’ont plus l’impression de subir l’incitation aux achats additionnels non essentiels.

L’engouement observé pour les animaux exotiques et notamment les reptiles amène le secteur à évoluer en termes de compétences et connaissances, mais également en termes de pédagogie. Les vendeurs animaliers doivent faire face à des idées reçues bien ancrées et souvent à une mauvaise image de ces animaux d’espèces non domestiques. Le parcours de formation initial des personnels au contact des publics (consommateurs ou non), ne sont pas ou peu formés à ces nouveautés, la certification « ADCC-AEND » est une réponse innovante et efficace sur ce point.

Concernant les professionnels et entreprises du secteur

Formation initiale et raison d’être de la certification

Beaucoup d’animaux considérés comme « de compagnie » ne sont pas des animaux d’espèces domestiques, y compris et surtout dans les nouveaux animaux de compagnie, les « NAC ». Les cursus d’éducation et d’enseignement actuels (formation initiale) ont du mal à standardiser leur offre et homogénéiser le niveau de qualité des compétences et connaissances acquises concernant ces espèces non domestiques, en partie à cause de la diversité dont il est question.
Le niveau des formateurs est souvent insuffisant concernant ces espèces car leur apparition rapide sur le marché n’est pas encore bien intégrée au système : ils n’ont pas pu se former en amont. Il est difficile même à l’avenir d’imaginer des enseignants / formateurs qualifiés sur toutes les classes zoologiques concernées : ils ont une parfaite maîtrise sur les espèces domestiques et certains peuvent enseigner des bases solides sur les animaux d’espèces non domestiques mais ils restent rares.
Considérant que le choix du métier par les salariés s’est fait avant tout par vocation, par passion, on peut penser que cet intérêt de départ sera conservé à condition que l’actif soit valorisé et mis en avant par ses partenaires professionnels. L’investissement du salarié pour sa passion, son métier se traduit souvent par la motivation à suivre des formations spécialisées sur des thématiques précises. Lorsqu’elles sont certifiantes, la confiance du salarié dans ses capacités personnelles conduit à une montée en compétences significatives dans sa vie professionnelle, servie au départ par sa passion, sa vocation.
Le sentiment de manque d’adaptation des diplômes et titres professionnels au marché du travail et l’attente marquée des professionnels concernant le niveau de compétence attendues chez les salariés prouvent que la création de la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » est un moyen de répondre efficacement à cette réalité.
L’accès à la formation continue dans ce secteur est dans la moyenne nationale. Ce chiffre encourageant prouve que les besoins en formation sont présents. Il faut développer l’offre sur les thématiques nouvelles, notamment sur les animaux d’espèces non domestiques : c’est dans ce cadre que s’inscrit la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND ».

Entreprises, besoins et problématiques

L’accès aux formations certifiantes en faveur des salariés est souvent une priorité pour les employeurs, cela leur permet de se positionner en référent qualité auprès des consommateurs. Ils sont souvent contraints par les problématiques liées au faible nombre d’employés et ont une préférence marquée pour les actions courtes, qui leur permettent de ne pas pâtir de l’absence de leur personnel. De plus, l’application immédiate des compétences acquises lors du suivi des formations du panel de la certification bénéficie directement à la structure et est souvent mesurable rapidement.
Par exemple, il a été constaté dans une chaîne de jardinerie – animalerie bien implantée en Ile-De-France, une baisse significative et rapide du service après-vente et une baisse du taux de mortalité au sein du rayon « vivant, reptiles et amphibiens » suite aux formations du panel suivies sur les espèces de ces groupes par leurs équipiers.
Les chefs d’entreprise du secteur de l’animalerie ont, logiquement, plus d’intérêt pour les formations axées sur la gestion et les aspects commerciaux et réglementaires de leur structure : le développement de leur activité dans son ensemble reste leur priorité. Le parcours « ADCC-AEND », propose dans son panel de formation des actions dédiées entièrement ou partiellement à la législation et la réglementation concernant les activités liées aux animaux d’espèces non domestiques, mais également à la gestion de structures ayant ce type d’activité.
Les salariés, eux, expriment souvent un manque de couvertures de certaines classes zoologiques et en particulier concernant les NAC non domestiques. La vente de ces animaux et les conseils à prodiguer aux futurs propriétaires sont des questions d’importance capitales : dans les actions orientées vers ces thématiques, l’évaluation des compétences acquises, notamment sur ces deux points, sont systématiques.

Entreprises, besoins et problématiques

C’est dans ce contexte que la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » prend toute sa valeur d’appui au système existant, en proposant des actions de formations qualitatives et spécifiques sur chaque classe zoologique ou groupe d’espèces, en ne faisant intervenir que des experts de ces espèces. Ces experts, sélectionnés sur des critères vérifiables et établis au référentiel de la certification apportent une grande valeur ajoutée au parcours d’acquisition des connaissances et compétences de l’apprenant. Il peut ainsi choisir et orienter ses qualifications et lui-même devenir un référent sur les espèces qu’il a étudiées. Tout au long de sa vie professionnelle, l’actif pourra avoir recours à la certification pour approfondir ses connaissances ou les développer, en continuant sur quelques groupes d’espèces ou alors en initiant une nouvelle démarche vers des espèces qu’il n’a jamais ou peu étudiées auparavant.

La certification « Parcours Qualité ADCC-AEND »

Le panel de formations qui composeront « l’ADCC-AEND » au fur et à mesure des années viendra enrichir l’offre et répondre aux besoins des acteurs. Tous pourront y pendre part, soit dans l’élaboration des programmes, soit dans leur exécution.

L’apprenant

Il doit pouvoir s’appuyer sur un parcours d’enseignement qui le prépare au poste qu’il occupera sur le marché du travail puis, dans sa vie d’actif, sur un parcours de formation professionnelle continue de qualité et adapté aux besoins et exigences du marché et à leurs évolutions.
Les vendeurs sont généralement des personnes passionnées par leur métier, qui souhaitent développer leurs connaissances et compétences et les mettre au service des animaux et des consommateurs. Ils ont un besoin marqué de reconnaissance de la part des professionnels du secteur mais également des consommateurs. Dans ce cadre, la certification atteste de l’engagement personnel de l’actif et le valorise.
Le recours à la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » génère souvent un nouvel attrait pour les actifs, ainsi placés dans une dynamique de valorisation personnelle par la formation spécifique. Le certifié s’approprie les thématiques suivies et se fait un devoir d’appliquer ses nouvelles compétences dans son travail. Les formateurs revalorisent le rôle du vendeur en le déplaçant d’une entité peu fiable sans expertise reconnue, à une entité de référence spécialisée. Ces nouvelles compétences permettent aux actifs d’exploiter pleinement leurs savoir-faire commerciaux acquis lors de leurs cursus de formation initiale. C’est la combinaison des deux systèmes qui apporte un bloc de compétences fiable, qualitatif et répondant efficacement aux besoins du secteur.
Sur des actifs en poste depuis plusieurs années, la certification peut apporter un sentiment de renouveau dans leur carrière. Le « Parcours Qualité ADCC-AEND » est perçu comme une valorisation personnelle au service de la vie professionnelle de l’actif. Le suivi d’une formation du panel de la certification est même parfois perçu comme une récompense par l’apprenant : il « s’offre » une formation avec des experts connus du milieu et reconnus par les acteurs.

Reconnaissance de la certification dans le contexte

Un point fort de la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » est le recours obligatoire à des spécialistes dans leur domaine respectif (exemple : un spécialiste des crocodiliens ne peut pas parler de la biologie des amphibiens). Ils sont issus majoritairement de structures zoologiques, de structures d’élevage et de structures de vente et transit, mais également des milieux de la conservation et/ou de la recherche et/ou de la protection Les perspectives de développement de cette certification sont aussi diversifiées et nombreuses que les espèces animales dont il est question.

Le rapport du CEP montre à quel point la qualification des acteurs (vendeurs, vétérinaires, éleveurs etc.) est primordiale. Que ce soit en termes de prophylaxie des maladies, d’étude du comportement, d’alimentation et de nutrition, de matériel ou encore de sélection génétique, il faut souvent plusieurs années et des mises à jour régulières pour acquérir les compétences sur les nombreuses thématiques concernées et toujours sur les groupes d’espèces indépendants concernés. Il faut également des qualités pédagogiques pour transférer ces connaissances (que ce soit au public, aux consommateurs ou à ses collaborateurs). Cette problématique importante est souvent évaluée dans les formations du panel « ADCC-AEND » : par exemple dans certaines formations, une évaluation pratique s’intitule « Évaluation des acquis : diffusion des connaissances par la vulgarisation auprès d’un public néophyte » (accueil des visiteurs du refuge pour une visite commentée).

Les parties d’enseignement pratique sont majoritairement effectuées et évaluées dans des structures autres que des animaleries (obligation légale, Arrêté du 12 décembre 2000 (modifié)), telles que des parcs zoologiques, des refuges, des élevages etc. Elles placent le vendeur dans un environnement où il se sent intégré au milieu animalier et non plus seulement au secteur de la vente, ce qui nourrit son intérêt premier : les animaux. Il prend conscience bien souvent que son rôle, avant d’être proche des animaux, est d’être le garant de leur bien-être chez le futur propriétaire. Il n’est plus formé en priorité au titre commercial de son métier comme au sein de son parcours initial mais au titre d’animalier expert par la certification, qui elle-même s’appuie sur le savoir acquis pendant le parcours initial de l’apprenant pour s’intéresser à la spécialisation de ses compétences et connaissances dans un parcours de formation professionnelle continue. C’est l’association des deux parcours (Initial + certification « Parcours Qualité ADCC-AEND ») qui permet un résultat efficace du système.

En réponse aux thématiques abordées par le CEP, la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » propose de former les apprenants sur les modes de vie des animaux en milieu naturel afin de mieux adapter les paramètres de vie en captivité et d’améliorer visiblement et durablement leurs conditions de vie, au sein de leur structure de vente mais également chez le futur propriétaire. Les connaissances et compétences du certifié vont au-delà de celles acquises au parcours de formation initiale et intègrent plus profondément les thématiques biologiques, écologiques, éthologiques d’une part mais également les connaissances régulièrement mise à jour en matière d’alimentation, de nutrition, de maintien, de soins et de comportement des animaux d’espèces non domestiques.

La certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » propose, pour ses débuts sur le marché de la formation certifiante, de focaliser en priorité son action sur des classes zoologiques et/ou groupes d’espèces comprenant notamment les reptiles, les amphibiens et les arthropodes qui sont quasiment pour totalité des espèces non domestiques. Les autres animaux tel que les poissons, les oiseaux, les mammifères d’espèces non domestiques viendront compléter l’offre si les résultats sur les groupes d’espèces « tests » sont concluants. Ces résultats sont déjà mesurables dans les parcours de formation professionnelle n’offrant aucune qualification ou certification en la matière mais pourtant fortement utilisé par les professionnels faute de pouvoir avoir recours à une certification.
La création d’une certification apporte toute l’ingénierie de ce système en matière de garantie d’acquisition des compétences et des connaissances, offrant ainsi aux acteurs qui y ont recours des outils de communication facilement reconnaissables et crédibles aux yeux des professionnels et des consommateurs.
Cette nouvelle certification amène une innovation porteuse sur le secteur et pour la branche. Les candidats sont souvent très demandeurs des formations du panel de la certification « ADCC-AEND » (connue à l’heure actuelle sous la désignation « formation de préparation au certificat de capacité »). Le parcours dans son ensemble a de grandes chances d’être perçu comme une valorisation personnelle par les apprenants, un parcours récompensant leur engagement et leur investissement, et non pas comme un nouveau cursus d’enseignement contraignant pour des personnes actives dans la vie professionnelle.

La certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » répond de manière significative aux besoins exprimés par le secteur de l’animalerie et simultanément aux recommandations citées au rapport du CEP. Les compétences enseignées à l’ensemble des formations regroupées au sein de la certification « ADCC-AEND » ont été identifiées par les professionnels du secteur et ceux de l’enseignement. Ces compétences sont clairement citées aux fiches ROME sur lesquelles la certification s’appuie et sont par contre appliquées à la spécialisation sur les animaux d’espèces non domestiques. Cette spécialisation n’est possible qu’après l’acquisition des savoirs et savoirs faire de base au sein des parcours initiaux.

La montée en compétence et la correspondance de ces compétences à la réalité du marché n’est plus une option pour le secteur de la vente en animalerie. L’arrivée de solutions de formations innovantes est une obligation pour la branche qui doit réussir à saisir les changements en cours afin de pérenniser les activités et les emplois. Ces nouvelles actions sont apparues depuis quelques années et entrainent de bons résultats lorsque la qualité de la prestation est réelle. Ces professionnels de la formation spécialisée méritent aujourd’hui de pouvoir regrouper leurs offres sous une certification reconnue et fédératrice, gage de qualité, mesurable, fiable et facilement identifiable. C’est là une mission prioritaire pour la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND ».

Compléments d’informations

La certification « Parcours Qualité ADCC-AEND » et la branche des animaleries et services aux animaux

Un panel de formations adaptées aux besoins (chaque formation fera l’objet d’une inscription au Répertoire Spécifique afin de validée son éligibilité à la certification « ADCC-AEND), exemples d’action proposée au panel :

FORMATIONS INSCRIPTION au Répertoire Spécifique sous la certification « Parcours Qualité ADCC-AEND »
Code formation : TORN

  • Formation de 2 jours sur les tortues terrestres.
Déposée / En cours d’instruction
Code formation : CDCTOR

  • Formation de 8 jours sur l’ordre des tortues.
Dépôt à venir
Code formation : CDCPE

  • Formation de 7 ou 10 jours sur les reptiles, amphibiens et arthropodes.
Dépôt à venir
Code formation : CDCPB

  • Formation de 7 ou 10 jours sur les serpents (familles des pythonidés et des boïdés).
Dépôt à venir

Bibliographie :

  • InfraForces 2012 – Contrat d’études prospectives-Branche des Fleuristes, vente et services des animaux familiers
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